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 When sport and fashion collide - (ft. Kitayama Miwako)

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MessageSujet: When sport and fashion collide - (ft. Kitayama Miwako)    Jeu 22 Mar - 22:41

When sport and Fashion collide

ft. Kitayama Miwako

Do you have the time to listen to me whine. About nothing and everything all at once. I am one of those melodramatic fools. Neurotic to the bone. No doubt about it. Sometimes I give myself the creeps. Sometimes my mind plays tricks on me. I think I'm cracking up

Pfff, je n’en peux plus. Dix mois. Cela fait près de dix mois que je n’ai plus tenu une raquette et tapé dans la balle. La faute à cette satanée blessure à l’épaule que j’ai contracté en Mai. Si j’avais bien suivi les directives ainsi que les recommandations du chirurgien et du kiné, il ne me resterait plus que deux mois à tirer, comme disent les taulards. Seulement, étant quelqu’un abhorrant l’inertie et l’inactivité, je n’ai pas écouté et ai fait un petit tour du côté de l’Ariake Tennis Forest Park, histoire de m’entraîner un peu avec les copines de Fed Cup et voir si je n’avais pas trop perdu la main. Super. A ceci prêt que je me suis fait remonter les bretelles bien comme il faut, par les médecins ainsi que Yuri qui m’a au passage gratifié du doux qualificatif de « folle furieuse ». Résultats des courses : j’en prends pour encore quatre mois de kiné au lieu de deux. Qu’est-ce que je me fais chier, sérieux ! Franchement, vous n’avez pas idée. La vie d’étudiante en Economie à la Sakura Gakuen, ok c’est bien sympa, mais c’est quand même nettement moins palpitant que de d’affronter Maria Sharapova à Melbourne, Victoria Azarenka à Londres ou encore da Queen Serena Williams à Flushing Meadows. Roh, ça me manque tellement. Je vais devenir folle, si je reste plus longtemps à occuper mon temps libre en mode épave sur le canapé, à regarder des conneries sans nom à la télé. Faut que je me bouge. Ca urge. Quel jour on est ? Mardi.

C’est aujourd’hui que les footeux s’entraînent, il me semble. Je pourrais peut-être aller faire un tour. Ca aurait au moins le mérite de me sortir et de me changer les idées. En plus, maintenant que Yuri m’a refilé un laisser-passer, les formalités pour accéder au stade les jours où il n’y a pas match sont simplifiées. Quoi que non, ce n’est probablement pas une bonne idée d’y aller. Si je revois Keiji, je vais encore rougir et bégayer comme une idiote. En même temps, je sais que ça ferait plaisir à mon champion à moi que je vienne le voir. Il me l’a suriné plus d’une fois. Oh eh puis merde, j’y vais ! Qu’est-ce que je mets ? Une petite jupe avec des collants opaques et des bottines ? Genre la fille un peu coquette et tout. Ou alors j’y vais en survét’. Hein, ouais c’est bien aussi ça. Ca fait la fille sportive et tout, qui n’est pas une princesse ayant peur de se casser un ongle. Aller hop, on part là-dessus. Les cheveux, bon bah c’est niquel. Petite retouche eye-liner peut-être. Cela ne peut pas faire de mal. Une doudoune, parce que mine de rien il caille. Aller, je m’arrache ! Une fois dehors, je m’engouffre dans la première bouche de métro qui s’offre à moi. Je pourrais prendre un taxi, mais ça me met toujours un peu mal à l’aise de me faire servir et d’exiger de quelqu’un qu’il m’emmène où je le désir. Bien sûr, pas un mot de tout ça à Yuri. S’il apprend que j’ai emprunté ce qu’il appelle « la porte ouverte aux agressions », il va être fou.

Une demie-heure, quelques retards et trois changements de ligne plus tard, me voici dans la petite ville de Chōfu, située en périphérie de la capitale. Ca me fait tout drôle de voir les abords du Stade Ajinomoto aussi calmes. Le peu de fois que je suis venue ici, c’était toujours noir de monde, très festif et plein de vie. Aussi bien au-dedans qu’au dehors. Là, les gens passent en mode rien à foutre. Oui, c’est anormalement calme. Arrivée devant les portes du stade, un mec du staff me fait barrage. Je lui montre la petite carte sous plastique, accroché à un cordon autour de mon cou. Ca le fait ? Cool, merci M’sieur ! Whaaa, c’est encore plus impressionnant vu d’ici. Au cœur de l’arène. Ca me rappelle un peu lorsque j’ai joué sur le Philippe Chatrier ou le court Lenglen à Roland Garros. Sauf que là, c’est bien évidement encore plus grand et plus imposant. Après m’être approchée des gardes-corps autour de la pelouse, je cherche des yeux mon champion. Non, trop jeune, trop petit, trop brun … Ah le voilà ! Lorsque son regard croise le mien, je lui adresse un petit signe de la main afin de le saluer. Oh merde … ! Il est là lui aussi. Bien sûr qu’il est là, évidemment. Après tout, il est dans la formation de départ. Arrête. Arrête de le mater comme ça, tu es ridicule ! Quand le sélectionneur donna à ses joueurs deux minutes de pause, mon héro vint vers moi en petites foulées. Oh la vache, il sent le fauve l’animal ! Ah non ! Il me prend dans ses bras et frotte sa joue contre la mienne.

Il sait bien que j’ai horreur de ça, lorsqu’il empeste le mâle. En temps normal sinon, ça ne me dérange pas, bien au contraire. Yeurk, en plus il ne s’est pas rasé et pique comme un oursin. « Ah au fait, maman et papa nous invitent à dîner demain midi. ». Oh non, pitié … . Apparemment, ma tentative pour masquer mon manque d’enthousiasme fut vaine, puisque Yuri me dit que je n’ai pas intérêt à le planter cette fois-ci, en sortant la carte « je suis malade ». En même temps, quelle idée a eu maman de lui faire un Poulet Teriyaki pour vingt à l’occasion de son anniversaire ! Quant aux Daifuku et aux Manjū, je ne vous en parle même pas … ! On pourrait ouvrir une pâtisserie. Résultat, on est radiné chez nos vieux chaque jour de la semaine. Ce n’est pas avec un tel régime que je vais retrouver une taille décente de sportive, je vous le dis moi ! Un coup de sifflet strident me fait fermer les yeux et serrer les dents. « Faut que j’y retourne p’tit cœur. On se dit à tout à l'heure ! ». Sur ces mots, mon benêt de grand frère m’ébouriffe les cheveux avant de s’en aller. Ce qui a le don pour me faire râler, et lui rigoler. En chemin, il se retourne et me dit d’aller me mettre un peu plus loin avec les autres, aux premiers rangs des tribunes. Apparemment, le coach ne tient pas à ce que ses protégés soient distraits durant l’entraînement. Roh, l’autre hé ! Genre. Comme si je pouvais à moi seule monopoliser toute leur attention, et les détourner du ballon rond. Bon ceci dit, ce n’est peut-être pas une mauvaise idée. Cela m’évitera d’être en pâmoison devant Keiji, ce qui entre nous soit dit, n’est peut-être pas plus mal. Je pars donc m’installer dans les gradins, en compagnie des épouses, petites amies et parents en tout genre des autres joueurs. Hum, à mon avis, ils doivent entamer la dernière partie de leur session d’entraînement, vu qu’ils s’attaquent aux tirs au but. Bon … eh bien en attendant, je vais checker les dernières nouvelles de la planète tennis sur mon téléphone.
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